RÉPONDRE À UN APPEL DU NÉPAL

Carley Barker

Lorsqu’un séisme d’une magnitude de 7,8 a dévasté le Népal en avril 2015, Carley Barker a fait partie des travailleurs médicaux qui ont répondu avec courage à l’appel à l’aide mondial. Les conditions au Népal étaient dangereuses pour toutes les personnes qui s’y trouvaient. Carley devait toutefois se préparer au pire, car elle est atteinte de diabète de type 1.

« J’ai toujours rêvé de venir en aide à d’autres personnes dans une situation d’urgence ou une catastrophe quelque part dans le monde », dit Carley, une ambulancière paramédicale qui est atteinte de diabète de type 1 depuis plus de 20 ans.

Carley habite sur l’île Gabriola, située à proximité de la côte de l’île de Vancouver, où la menace d’un tremblement de terre est omniprésente. Il était donc tout naturel pour elle d’offrir son aide aux sinistrés d’une autre zone propice aux séismes. Les nouvelles provenant du Népal étaient désastreuses. Des villages entiers avaient été anéantis, des édifices avaient été réduits en miettes et le nombre de morts et de blessés augmentait sans cesse.


« Je dois m’occuper des blessures et des plaies, mais je dois aussi conserver mon calme dans le chaos. »


Carley s’est rapidement portée volontaire pour se joindre pendant trois semaines à la Canadian Medical Assistance Team (CMAT), un organisme d’aide humanitaire sur le terrain. Elle était sur le point de réaliser un rêve qu’elle caressait depuis toujours, soit de participer aux efforts d’aide humanitaire lors d’une situation d’urgence internationale, à titre d’intervenante dans le domaine de la santé. Depuis le tout début de sa carrière dans le domaine de la santé, la seule carrière qu’elle ait envisagée, l’une de ses principales motivations a toujours été son désir de venir en aide à des personnes en détresse. « J’adore être ambulancière, dit Carley. Mon travail me permet de jouer un rôle vraiment positif dans la vie de personnes qui sont en situation de crise. Je dois m’occuper des blessures et des plaies, mais je dois aussi conserver mon calme dans le chaos. »

Carley avait déjà voyagé en République dominicaine, à Cuba et au Mexique. La prise en charge du diabète n’avait jamais été un problème. Lorsqu’elle voyage, elle emprunte toujours une pompe pour les vacances. De plus, pour éviter les tracas aux contrôles de sécurité aéroportuaires, elle a toujours avec elle une note de son médecin et la carte qu’Animas lui a remise pour expliquer qu’elle doit voyager avec une pompe à insuline.
« J’apporte toujours des fournitures de réserve. Dans le pire des cas, je peux m’adresser à l’ambassade pour obtenir de l’aide », dit-elle.

Pour Carley, se rendre dans une région sinistrée était toutefois une nouvelle expérience qui comportait de nombreux imprévus. D’autant plus, qu’elle n’avait qu’un mois pour se préparer.

Elle consultait les médias pour rester au fait de la situation au Népal. Elle s’est également renseignée auprès d’autres ambulanciers paramédicaux pour en savoir plus au sujet des expériences qu’ils avaient vécues dans des pays en développement. Des recherches en ligne lui ont permis de trouver des options pour le transport et l’hébergement, de connaître les vaccins obligatoires, de consulter les avis aux voyageurs et de savoir ce qu’elle devait emporter dans ses valises. Elle a consulté différentes compagnies d’assurance maladie pour s’assurer qu’elle avait la meilleure couverture possible.

Allait-elle avoir accès à de l’eau potable et à de la nourriture? Risquait-elle d’être exposée à des maladies? Comment son corps réagirait-il à la haute altitude? Son médecin lui a donné des conseils sur les médicaments à apporter, allant des comprimés Advil aux antibiotiques. Sa trousse de rationnement d’urgence contenait des barres énergétiques riches en glucides qu’elle pourrait utiliser pour traiter des épisodes d’hypoglycémie ou consommer si l’accès à de la nourriture devenait problématique. Carley a également apporté des comprimés pour purifier l’eau.

« Afin d’avoir accès à un téléphone pendant mon séjour, j’ai aussi communiqué avec mon fournisseur de téléphonie mobile pour obtenir un forfait outremer fonctionnant au Népal. »

En ce qui concerne le diabète, Carley avait mis en place des plans de secours. Pour un voyage de trois semaines, elle a apporté une quantité de fournitures suffisante pour six semaines. S’il arrivait quelque chose à sa pompe à insuline, sa deuxième option était d’utiliser la pompe à insuline Animas prêtée pour les vacances. Sa troisième option était de se faire des injections. Son endocrinologue l’avait aidée à calculer les doses d’insuline à action prolongée et à courte durée d’action dont elle aurait besoin si elle devait cesser d’utiliser une pompe et se fier à des injections. Elle a apporté 100 seringues et 100 stylos injecteurs. Si ses fournitures étaient endommagées, volées ou si elle venait à en manquer, elle avait prévu aller à Hong Kong en avion pour se réapprovisionner ou revenir chez elle.

Le 6 juin, Carley a pris place à bord d’un vol reliant Vancouver et Hong Kong qui devait durer 13 heures. Après une escale de 11 heures, elle a effectué un autre vol de 4 heures et demi à destination du Népal.

« Je suis arrivée à Katmandou, au Népal, vers 22 h 30. L’aéroport était bondé. Mais, comme je suis grande et blonde, il était facile de me remarquer. »

Elle a été accueillie par cinq membres de l’organisme CMAT qui l’ont accompagnée à Tent City, où des travailleurs humanitaires et des professionnels de la santé de partout dans le monde étaient installés dans des tentes équipées de lits de camp. « La chaleur là-bas était très intense – il faisait plus de 40 degrés parfois. Je vérifiais ma glycémie environ dix fois par jour, pour être certaine que l’insuline fonctionnait toujours. »

Comme elle savait qu’elle n’aurait pas accès à de l’équipement de réfrigération, Carley conservait son insuline et toutes ses fournitures dans son sac à dos en tout temps, en les protégeant de la chaleur autant que possible.

« J’examinais mes fioles d’insuline régulièrement, et je conservais toujours mes fournitures sur moi. Je ne voulais absolument pas risquer de laisser mes choses quelque part, ou avec quelqu’un d’autre que moi. Ces fournitures me sont vitales et sont ma responsabilité. »

Même si les denrées étaient limitées pendant les jours qui ont suivi le séisme, le ravitaillement en nourriture et en bouteilles d’eau avait eu lieu avant son arrivée. Les hôpitaux disposaient d’une quantité d’eau suffisante, et des comptoirs de distribution de nourriture avaient été installés partout dans les villages.

Le premier matin à Tent City, Carley est partie à pied pour se rendre à l’hôpital local, afin de savoir où elle pourrait être le plus utile. Malgré la dévastation autour d’elle, Carley a surtout été impressionnée par les habitants.

« Les Népalais sont extraordinaires et ne se laissent pas abattre. Ils sont souriants, généreux et attentionnés, et ils s’entraident. Ils n’attendent rien en retour », dit-elle.

Elle a remarqué que très peu de véhicules étaient utilisés, alors que les habitants travaillaient sans relâche pour rebâtir leurs communautés. Les femmes portaient de lourdes charges dans de grands paniers en osier. Les gens étaient à pied et prêts à aider. Comme il y avait des travailleurs humanitaires étrangers un peu partout, il était facile d’obtenir des directions vers l’hôpital local.

« Lorsque je suis entrée dans l’hôpital, j’ai été très émue par ce que j’ai vu. Les soins de santé et les installations sanitaires au Népal ne correspondent pas aux normes auxquelles nous sommes habitués en Amérique du Nord. Nous avons traité tous les maux, des égratignures à la diarrhée, des fractures aux épaules disloquées. Il régnait un grand désordre. » Après quelques jours de travail à l’hôpital, Carley a trouvé un refuge où un organisme d’aide humanitaire avait besoin de son assistance. Cet organisme organisait des excursions d’un jour vers des villages de montagnes, où les routes avaient été emportées par des glissements de terrain et où les habitants avaient besoin de fournitures et de soins médicaux. « Tous les jours, nous nous rendions dans des villages différents pour distribuer des médicaments, panser des plaies et rebâtir des écoles. »

Comme des répliques sismiques se produisaient tous les jours, les enfants de la région vivaient dans la peur constante d’un autre tremblement de terre. Les secouristes ont surtout tenté de les rassurer de leur mieux.

« Nous avons apporté une chaîne stéréo portable et nous organisions de petites danses avec les écoliers. Nous avons tout fait pour réconforter les enfants et leur assurer une vie aussi “normale” que possible, compte tenu des circonstances. »Pendant qu’elle marchait d’un village à l’autre en pleine chaleur, Carley gardait sa glycémie dans l’objectif en effectuant des tests fréquemment et en faisant confiance à sa pompe. « Le diabète n’a jamais été un problème. Je n’ai jamais eu de problème avec la pompe Animas® pendant mes déplacements. C’est un appareil merveilleux et j’y fais entièrement confiance. »

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