DES BAISERS QUI S’EXPRIMENT: NATALIE IRISH PEINT AVEC SES LÈVRES ET PARLE DE DIABÈTE

Natalie Irish

Pour quelqu’un qui ne porte pas souvent de rouge à lèvres, Natalie possède une vaste collection de fards à lèvres. L’artiste est renommée pour ses œuvres peintes avec des rouges à lèvres, et elle se sert de son talent unique pour communiquer avec les autres personnes qui vivent avec le diabète de type 1.

Sa petite corpulence et ses cheveux bleus attirent l’attention, même avant qu’elle ne commence à couvrir une toile de baisers.Et pour les enfants qui doivent souvent rencontrer des médecins et utiliser des dispositifs médicaux, Natalie est une personne qui a une personnalité drôle et rafraîchissante avec qui ils se sentent des affinités.

« Qu’est-ce que c’est cool d’avoir pu créer mon propre emploi », affirme-t-elle. « Je gagne ma vie en faisant quelque chose d’amusant et de différent, et je suis également atteinte de diabète. »

Ayant reçu un diagnostic de diabète de type 1 à 18 ans, Natalie a dû mettre en œuvre des adaptations importantes par rapport à la vie qu’elle connaissait. Alors qu’elle avait prévu partir faire des études à l’université cette année-là, elle a finalement décidé de rester et d’entreprendre ses études dans un collège local.

Elle a reçu des injections d’insuline pendant six mois seulement avant de commencer à utiliser une pompe à insuline. « Ma glycémie variait dans tous les sens imaginables. La pompe s’est avérée être exactement ce dont j’avais besoin pour prendre en charge ma glycémie. »

Après avoir eu quelques problèmes avec la première pompe qu’elle a essayée, Natalie s’est tournée vers Animas. Non seulement la pompe à insuline Animas® Vibe® lui plaisait en raison de son interface, de son exactitude et, principalement, en raison de son étanchéité, les gens et la personnalité de la société lui plaisaient également.

« Ils se concentrent sur les choses essentielles et ils prennent plaisir à le faire. »

Depuis ce temps-là, elle partage son histoire et présente ses œuvres artistiques lors d’événements et de conférences sur le diabète. Elle affirme que l’art est une façon de communiquer avec les gens à un autre niveau.

« Avec l’art, nous n’abordons pas les caractéristiques physiques de la maladie, cela nous permet donc de nous concentrer sur l’état mental et émotionnel de la personne qui vit avec le diabète. Lors des dix dernières années, on compte un nombre grandissant de personnes qui parlent de dépression et des aspects mentaux du diabète, et l’art constitue un véhicule extraordinaire pour répondre à ça. En plus, c’est amusant – vous arrive-t-il souvent d’essayer du rouge à lèvres vert? »

L’art fait partie de la vie de Natalie depuis qu’elle peut tenir un crayon, et son but a toujours été de s’y consacrer à plein temps.

Bien qu’elle soit particulièrement connue pour ses peintures créées avec ses lèvres, Natalie n’a pas de support privilégié. Elle travaille avec l’argile, les matières textiles; elle fait des peintures à l’huile, à l’acrylique, des dessins au fusain; elle travaille les métaux et expérimente avec n’importe quel autre support qu’elle peut se procurer. Dans chaque coin de sa maison on trouve des objets qui lui donnent son cachet artistique : des chevalets, une table à dessin, de la laine, des aiguilles à tricoter et des rouges à lèvres de toutes les nuances imaginables.

« Un thème commun qui revient dans mes œuvres est l’utilisation d’objets à d’autres fins que celles pour lesquelles ils étaient conçus à l’origine. C’est comme ça que j’en suis venue à utiliser des rouges à lèvres. Je voulais trouver un nouveau support. »


Après avoir eu quelques problèmes avec la première pompe qu’elle a essayée, Natalie s’est tournée vers Animas.


Elle a commencé à expérimenter avec la technique du rouge à lèvres en 2001. À l’époque, elle étudiait au collège, et avant de sortir le soir avec ses amies, elle tamponnait son rouge à lèvres sur un mouchoir. Ce fut un bref moment d’inspiration qui lui a ouvert la voie vers une carrière unique.

Tout ce qui avait trait à la technique de peinture avec les lèvres constituait une expérimentation; il fallait qu’elle détermine quel genre de surface utiliser, quel genre de rouge à lèvres utiliser et comment appliquer les aspects techniques de la peinture comme l’ombrage et le dégradé.

« Ça a été agréable de découvrir les solutions. Il y a eu beaucoup de ratés avant de comprendre comment faire. J’ai essayé plein de types de rouges à lèvres, des marques vendues dans les magasins à un dollar aux grandes marques vendues pour les représentations théâtrales; je fabrique même mon propre rouge à lèvres à partir de rien. »

Pendant qu’elle travaille, ses mains et ses avant-bras font de l’exercice. Chaque peinture est un processus physique, nécessitant l’exécution de beaucoup de mouvements de pliage et de manœuvres pour obtenir l’effet recherché. Le caractère unique de son métier attire des gens qui habituellement ne s’intéressent pas à l’art.

« Il peut exister un mur prétentieux avec l’art, et cette technique a aidé à démolir ce mur. L’art est omniprésent (ton tee-shirt, tes chaussures de gymnastique, tes meubles) et il devrait être accessible. »

Son art l’a amenée à côtoyer des gens et des endroits partout dans le monde, lui offrant la chance de travailler avec des grandes sociétés comme des entreprises de soins cosmétiques et le Cirque du Soleil. Bien que la peinture avec les lèvres attire l’attention, Natalie dit que les commentaires les plus touchants proviennent de la communauté des personnes atteintes de diabète.

« J’ai reçu tellement de messages concernant le diabète contenant le mot « inspiré ». C’est vraiment épatant. Mon art et mon diabète sont tellement entremêlés. Je ne peux pas faire disparaître le diabète, et l’art m’a fourni un moyen d’en parler. »

« L’une des choses les plus difficiles à faire est d’essayer de ne pas se faire du mouron à propos du diabète. Chaque fois que l’on regarde son lecteur et que sa glycémie n’est pas là où elle devrait être, on porte un jugement sur soi-même. » « Cette maladie peut avoir un effet dévastateur, même si l’on sait que ce n’est pas de notre faute », indique-t-elle. « L’art nous aide à voir la situation dans son ensemble : lorsque nos vies sont bien occupées et que nous sommes soumis à un rythme effréné, l’art nous aide à ralentir et à apprécier les petites choses de la vie. »

Natalie affirme qu’elle ne cessera jamais de créer. Et tout comme elle a appris à gérer son diabète un jour à la fois, elle est optimiste en ce qui concerne son travail.

« Beaucoup de gens me demandent laquelle de mes peintures est ma préférée et je leur réponds, celle sur laquelle je suis en train de travailler actuellement. »

ANCO/GEND/1116/0180a