UNE AVENTURE ÉPIQUE COURONNÉE DE SUCCÈS – SÉBASTIEN SASSEVILLE TERMINE SA COURSE À TRAVERS LE CANADA

Sébastien Sasseville

Lorsque Sébastien Sasseville a franchi la ligne d’arrivée, les rires et les cris d’encouragement « Vas-y Sébastien! » et « On t’aime, Sébastien! » retentissaient de toute part. Il faisait soleil, mais le temps était frisquet quand il est arrivé à Second Beach à Vancouver, Colombie-Britannique, au terme de sa course de 7 500 km qui l’a mené d’un bout à l’autre du Canada. Cet événement, qui s’est déroulé dans la matinée du vendredi 14 novembre, coïncidait avec la Journée mondiale du diabète.

Des enfants, des admirateurs, des amis et des membres de sa famille étaient présents pour accueillir Sébastien avec enthousiasme lorsqu’il a terminé sa course dans l’océan Pacifique, point final de cette aventure épique pour vaincre le diabète. Sébastien avait les larmes aux yeux lorsque son meilleur ami, compagnon de voyage et photographe, Patrick St-Martin, l’a serré dans ses bras. Un grand cercle s’est formé autour de lui sur la plage. L’aventure historique de Sébastien avait commencé le 2 février 2014, à St-Jean, Terre-Neuve. Quel était son objectif? Être une source d’inspiration pour nous inciter à vivre pleinement, quels que soient les défis, et promouvoir la sensibilisation au diabète, une maladie qui touche actuellement plus de 3 millions de personnes au Canada.

Au terme de sa course de 9 mois qui l’a mené d’un bout à l’autre du Canada, Sébastien nous fait part de ses réflexions et de ses impressions, ainsi que des moments forts, des difficultés et des défis qu’il a rencontrés.

Comment vous sentez-vous après avoir terminé cette incroyable aventure à la course d’un bout à l’autre du Canada?

Il y avait quelque chose de féérique lorsque je suis arrivé à Vancouver ce matin-là. J’y rêvais depuis plus de deux ans. Ce moment était le couronnement du travail de tous, de la cause, des personnes et du message. C’était ce qu’il y avait de plus important depuis le tout premier jour. Cette journée-là a été le plus beau jour de ma vie.

Êtes-vous un peu surpris d’avoir effectué avec succès ce long parcours? Vous avez sûrement eu des doutes au début de la course.

Oui! Mais c’est incroyable à quel point tout s’est déroulé rapidement. Je ne savais pas exactement dans quoi je m’embarquais au départ, mais j’étais persuadé que je trouverais le moyen d’atteindre mon objectif. Il est très important de savoir accepter de plonger dans l’inconnu sans avoir toutes les réponses au départ.

Comment vous sentiez-vous le premier jour? Aviez-vous l’impression d’être prêt?

J’étais nerveux, mais je savais que j’étais prêt, tout en sachant qu’il y avait de nombreuses choses que je ne pouvais pas anticiper. Nous savions que nous disposions d’amplement de temps pour nous adapter et pour trouver une façon de parvenir à nos fins. Je craignais surtout le risque de blessures.

Combien de paires de chaussures avez-vous usées?

Huit, mais j’aurais dû en utiliser une paire de plus. J’ai porté la première paire de chaussures beaucoup trop longtemps.

Comment vous êtes-vous organisé et comment avez-vous adapté votre routine pour courir?

J’ai dû adapter ma routine. Au début, je parcourais 30 km par jour, d’un seul coup. Je me suis ensuite rendu compte qu’il était plus facile de faire une pause à mi-chemin, tout en maintenant un total de 30 km par jour. Nous avons augmenté la distance graduellement. Après trois mois, je pouvais faire 40 km par jour (deux courses de 20 km), avec une journée de repos à tous les trois jours. En juillet, j’ai même couru tous les jours quatre jours de suite entrecoupés d’une journée de repos, mais j’ai vite constaté que c’était trop. Les journées de course et de repos étaient également tributaires du calendrier des événements et des conditions météorologiques. Nous devions faire preuve de flexibilité. Nous réduisions aussi les distances dans les régions très peuplées, parce que nous savions que les événements seraient plus nombreux. Nous laissions généralement la caravane au même endroit pendant environ une semaine. De là, nous nous rendions tous les matins au point de départ en automobile, et ce trajet pouvait atteindre jusqu’à 100 km de notre site. Je parcourais ensuite 40 km à la course. La distance parcourue était parfois plus longue ou plus courte. Il nous arrivait d’arrêter à un point d’intérêt, une intersection ou un lieu dont nous voulions nous souvenir. Le lendemain, nous repartions pour nous rendre au point où j’avais terminé la course la veille. Je peux donc affirmer sans crainte de me tromper que j’ai fait tout le trajet, d’un bout à l’autre du Canada, sans sauter un seul centimètre. Une journée de repos voulait simplement dire que je ne courais pas, puisque ces jours-là je devais m’occuper des courriels, faire des entrevues avec les médias et participer à des événements ou à des tournages vidéo, etc. Nous avons rapidement compris que la course était « la partie facile » ou « le premier quart ». Dès le début, nous consacrions entre 12 et 15 heures tous les jours à courir et à travailler. Nous avons travaillé en duo pour répondre aux grandes attentes de nos commanditaires et à nos propres attentes, en tant qu’équipe. Nous étions déterminés à faire de cette course un événement exceptionnel qui aurait un véritable impact, plutôt qu’une simple course parmi tant d’autres. Nous n’avons ménagé aucun effort pour y arriver. Nous sommes épuisés, mais très fiers de ce que nous avons accompli.

À combien d’événements avez-vous participé pendant votre course d’un bout à l’autre du Canada?

Environ 50. J’ai particulièrement aimé mes rencontres avec des personnes atteintes de diabète et des professionnels de la santé.

Il y a sans doute des matins où vous n’aviez pas envie de sortir du lit et de faire face au froid, à la pluie, aux collines et à la douleur. Que faisiez-vous alors pour maintenir votre motivation?

Bien entendu, à cause du climat canadien, c’était parfois le cas. Deux affiches faites par des enfants que j’ai rencontrés sur mon parcours étaient accrochées aux murs de ma chambre dans la caravane. Les messages d’encouragement écrits sur ces affiches étaient ma source d’inspiration le matin quand je n’avais pas envie de courir. Ces affiches me rappelaient que, pour de nombreuses personnes, cette course était beaucoup plus qu’une simple course.

Y a-t-il eu des moments où vous vouliez abandonner?

Je peux dire en toute honnêteté qu’il n’en a jamais été question. Certaines journées ont été très difficiles, mais je n’ai jamais eu envie d’abandonner. Si le motif qui nous pousse à réaliser nos rêves est plus important que l’obstacle qui se dresse devant nous, nous trouvons toujours des moyens pour surmonter cet obstacle.

Environ combien de calories consommiez-vous par jour pendant la course?

La quantité de calories consommées a beaucoup varié. Au début, je mangeais énormément – 3 000, 4 000 et parfois 5 000 calories. Mon corps s’est ensuite adapté. C’est étonnant à quel point je mangeais peu. Le corps travaille plus efficacement et produit de l’énergie avec moins de nutriments.

Comment votre corps a-t-il changé depuis février? Quelle a été votre perte de poids?

Mon corps a subi d’énormes changements. Mon corps de triathlète est devenu celui d’un coureur svelte. Pour vous donner une idée, le volume de mes cuisses a perdu environ 10 à 13 cm (de 4 à 5 pouces). La masse musculaire de mon tronc a aussi beaucoup diminué. J’ai probablement perdu au moins 20 livres en tout.

Vous êtes-vous blessé ou avez-vous été malade?

J’ai été chanceux, je n’ai eu aucune blessure grave. Il y avait toujours un certain niveau d’inconfort, mais rien de vraiment important. Le mal aux jambes est devenu une habitude. J’étais souvent aux prises avec un rhume, car mon système immunitaire était affaibli.

Comment votre programme de prise en charge du diabète a-t-il changé et évolué?

La prise en charge du diabète n’était pas facile. Je n’avais pas l’habitude de courir tous les jours. J’ai donc été obligé de trouver une nouvelle approche. Mes performances antérieures en tant qu’athlète m’ont permis d’en apprendre davantage au sujet du diabète, et j’ai vite compris que je devais repenser ma stratégie pour réussir cette épreuve. J’ai réussi à m’adapter aux longs parcours, mais parfois rien ne fonctionnait. Je suis passé par différents stades à mesure que mon corps changeait. Le défi était de faire preuve de flexibilité et de toujours trouver une solution adaptée à la réalité de la journée.

Dans quelle mesure votre pompe à insuline Vibe® d’Animas® dotée du système de SGC vous a-t-elle aidé pendant cette aventure?

Elle a joué un rôle clé. Le système de SGC a facilité la prise en charge du diabète avant, pendant et après la course. Ce système m’a aussi permis d’en apprendre beaucoup plus au sujet du diabète et de découvrir des aspects du diabète que je ne connaissais pas, bien que je sois atteint de diabète depuis 12 ans.

Quelle était votre collation préférée lorsque votre glycémie était basse?

Les boissons Gatorade®, les gels PowerGel® ou tout ce qui agissait rapidement.

Pouvez-vous nous parler de témoignages personnels et de moments qui vous ont inspiré et touché?

Un jour, j’ai rencontré deux personnes qui n’étaient pas atteintes de diabète, mais qui ont toutes les deux décidé d’arrêter de fumer après avoir entendu parler de la course. Des enfants sont venus me voir à la caravane pour m’offrir des biscuits – ils avaient toutefois pris bien soin de m’indiquer la teneur en glucides. Un enfant a fait don de ses économies. J’ai aussi rencontré une personne de 81 ans qui traversait le Canada à vélo.

Ce défi vous a-t-il changé d’une certaine façon? Pouvez-vous imaginer un plus grand défi?

Un tel défi change nécessairement notre perception des choses. J’ai appris énormément sur moi-même et les autres. Courir pendant cinq heures presque tous les jours a été une expérience enrichissante, un véritable cadeau. J’ai appris à concentrer mes efforts sur le moment présent, plutôt que sur le lendemain. Je ne pensais jamais à la ligne d’arrivée. Nous vivions au jour le jour. Nous savions qu’en travaillant fort, le lendemain serait plus facile et arriverait plus vite. C’est incroyable la distance qu’une personne peut parcourir, lorsqu’elle en fait un peu à la fois tous les jours. Je suis persuadé que je trouverai quelque chose d’autre à faire. Pour l’instant, je n’ai toutefois aucun gros projet de prévu pour l’an prochain. Le temps est venu pour moi de réfléchir à la course qui vient de se terminer et de poursuivre dans la même voie. La ligne d’arrivée symbolise le point de départ pour bien d’autres choses.

Que dites-vous aux personnes qui veulent se fixer des objectifs et surmonter un défi?

La patience, la discipline, la force et l’humilité font partie de la réussite. Séparez tous les éléments et attaquez-vous à un morceau à la fois. Il faut être persévérant et saisir les occasions d’apprendre avec chaque obstacle.