Une journée dans la vie d’un utilisateur d’une pompe à insuline : témoignage d'une femme

A day in the life of a pumper

Par Sandy Struss

Au début, j’avais un peu peur de passer des injections quotidiennes multiples à l’utilisation d’une pompe; c’est une façon tout à fait nouvelle de vivre la gestion de l’insuline. Mais en quelques semaines, je me suis habituée et j'ai compris tout ce que je devais savoir pour utiliser la pompe. L'utilisation de la pompe m'offre une liberté et une flexibilité qui me permettent de vivre comme je veux, et avec l'horaire qui m'arrange.

Voici une idée de ce que je peux faire au cours d'une journée normale pour garder ma glycémie dans les limites, et j'espère que cela vous donnera un aperçu de ce que signifie la gestion du diabète avec une pompe et vous permettra d'avoir des attentes réalistes. N'oubliez pas que ce n'est qu'un schéma personnel et qu'il ne reflète pas forcément ce que font les autres utilisateurs de pompes, mais c'est ce qui fonctionne pour moi! Parlez à votre professionnel de la santé de votre plan de traitement et de votre schéma thérapeutique.

  • Réveil : Mesurer la glycémie
    • Prendre un bolus de correction (uniquement si nécessaire).
    • Préparer le petit déjeuner, compter les glucides, prendre un bolus couvrant les glucides avant le repas. Conduire pour aller au travail (bureau).
  • Milieu de la matinée : Mesurer la glycémie
    • Prendre un bolus de correction (uniquement si nécessaire). Un des gros avantages de la pompe à insuline est que la fonction d'insuline restante me dit combien il me reste d'insuline active dans l'organisme, pour m'empêcher d'accumuler l'insuline, et donc d'éviter une glycémie faible par la suite.
  • Midi : Compter les glucides au déjeuner, prendre un bolus couvrant les glucides avant le repas
    • Réduire le bolus d'un pourcentage si je fais 20 à 30 minutes d'exercice ou si je marche après le déjeuner.
  • Milieu de l'après-midi : Mesurer la glycémie
    • Prendre un bolus couvrant les glucides en guise de collation (avec un bolus de correction, au besoin, à l'aide de la fonction ezGlycémie).
  • Après le travail : Mesurer la glycémie
    • Si je fais de l'exercice, réduire le débit basal temporaire en prévision de l'exercice (au moins 30 minutes à l'avance dans mon cas). Prendre une collation au besoin. Préparer mon lecteur de glycémie, du gel de glucose et des friandises et aller faire de la marche ou à la salle de sport. Mesurer la glycémie au moins une fois pendant l'activité physique.
    • Si je ne fais pas d'exercice, je garde le débit basal normal et je ne prends un bolus de correction que si cela est nécessaire d'après le résultat de glycémie.
  • Souper : Mesurer la glycémie
    • Si je fais de l'exercice, mesurer la glycémie après l'activité physique. Vérifier si le débit basal est revenu à la normale.
    • Compter les glucides au souper et prendre un bolus couvrant les glucides (avec un bolus de correction ezGlycémie au besoin). Envisager de réduire le bolus d'un pourcentage en cas d'exercice cardiovasculaire intense et si la glycémie est dans la plage normale.
    • Si je sors dîner avec des amis, la routine du bolus devient presque un jeu : manger un peu, presser sur quelques boutons, et prendre un peu d'insuline. Manger encore un peu, prendre un peu plus d'insuline. La pompe est un outil idéal pour prendre plusieurs petits repas!
  • Avant le coucher : Mesurer la glycémie
    • Prendre un bolus de correction (si la glycémie est élevée après le souper) ou prendre une collation (si la glycémie est faible).

En fin de semaine, mon horaire est complètement différent et il varie en fonction de mes activités physiques. En général, j'aime bien faire la grasse matinée jusqu'à ce que mon corps me dise de me réveiller, et je suis alors prête à faire tout ce que j'ai prévu pour la journée. Si je prévois de m'activer, je diminue mon débit basal temporaire. Si je reste immobile à lire ou à regarder la télévision, je garde mon débit basal normal et j'ajuste le bolus en fonction des glucides que je mange. Grâce à la pompe, c'est moi qui décide ce que je veux faire, et je n'ai pas à programmer mes repas en fonction de mes injections d'insuline.

Pour moi, le réel avantage de la pompe est d'avoir la possibilité de corriger ma glycémie avec des micro-doses tout au long de la journée, et de savoir combien il reste d'insuline active dans l'organisme à un instant donné. Comme j'ai parfois de la difficulté à calculer les glucides, j'ai pris l'habitude de mesurer la glycémie, d'estimer au mieux les glucides, de prendre un bolus, puis de corriger, et c'est ce qui fonctionne pour moi. Bien sûr, il y a tellement d'autres facteurs qui agissent sur les taux de glucose sanguin que ce ne sera jamais parfait, mais la pompe est un outil sophistiqué qui me donne plus d'options et qui me permet de réagir rapidement lorsque ma glycémie varie pendant la journée.

J’avais moins envie de faire des corrections d’insuline lorsque je faisais des injections quotidiennes multiples parce que chaque fois, il fallait refaire une piqûre. Maintenant, je peux faire des ajustements d’insuline quand j’en ai besoin, puisqu’il suffit d’appuyer sur quelques boutons!

À propos de Sandy Struss

Sandy Struss

Sandy Struss est chef du marketing chez Animas Canada. Elle est atteinte de diabète de type 1 depuis 1989. Elle a suivi un traitement d'injections quotidiennes multiples pendant 18 ans et a essayé de nombreux schémas d'insuline avant de commencer à utiliser la pompe il y a trois ans.

Lisez son blogue, la Chronique de Sandy, sur Animas.ca.

L’information disponible sur le site Web d’Animas Canada n’est pas destinée à remplacer une consultation avec un professionnel de la santé. L’information fournie sur ce site ne peut pas servir de référence pour un diagnostic ou un traitement. Nous vous conseillons d’obtenir l’avis d’un professionnel, et vous devriez toujours discuter de votre plan de traitement avec votre équipe de soins.